L’humidité.

L’humidité est l'un des problèmes les plus fréquents dans les bâtiments résidentiels. Souvent banalisé, elle peut pourtant entraîner des conséquences importantes sur la structure du bâtiment, la qualité de l'air intérieur et la santé des occupants. Il est important d’en comprendre les causes et les signes afin d'intervenir rapidement et efficacement lorsque nécessaire.

L'humidité correspond à la présence excessive d'eau ou de vapeur d'eau dans l'air ou dans les matériaux d'un bâtiment. Un taux d'humidité entre 30 et 50% est considéré comme adéquat. Il est possible de calculer ce pourcentage à l'aide d'un hygromètre. Par la suite le taux d'humidité peut être ajusté à l’aide d’un l'humidificateur ou d’un déshumidificateur. Une humidité ambiante excessive peut favoriser le développement de moisissures, tandis qu'un taux d'humidité trop faible peut également entraîner certains inconvénients, notamment l'aggravation d’allergies cutanées et de certaines infections respiratoires.

À l'intérieur d'un bâtiment les sources d'humidité sont multiples. D'abord nous avons l'humidité ambiante créer par l'activité humaine régulière comme la cuisine, la douche ou encore le lavage. Ensuite, nous avons les infiltrations d'eau qui peuvent être présentes à une ou plusieurs endroits au niveau de la toiture, des fondations et des portes et fenêtres. Finalement les remontées capillaires sont aussi des sources d'humidité à l'intérieur d'un bâtiment. Les remontées capillaires sont les eaux extérieures qui pénètrent à l'intérieur du bâtiment par l'absorption des matériaux avec lesquels ils sont en contact de l'extérieur. Par exemple, une maison avec un revêtement extérieur en briques qui se retrouve trop près du sol peut présenter un taux d'humidité plus important que si la brique est à une certaine distance du sol due aux conditions hivernales québécoise.

Ce que vous devez faire.

Il est important de rester attentif au premier signe de taux d'humidité inadéquat. L'humidité, en soi, n'a pas d'odeur. Il s'agit d'une perception erronée fréquemment rencontrée. Si l'on prend un grand verre d'eau et qu'on le sent, il ne dégage généralement aucune odeur, malgré le fait qu'il soit composé à 100% d'humidité. Donc, si une odeur d'humidité est perçue, cela indique généralement qu'un matériel a été affecté par l'humidité. La présence de taches noires ou d'auréoles sur les murs et les plafonds sont aussi un bon signe de problématique, tout comme la peinture qui s'écaille ou se gonfle, la condensation excessive dans les fenêtres et bien sûr la moisissure visible.

Avant toute situation mentionnée ci-dessus, il est possible de travailler en amont afin d'éviter les conséquences d'un taux d'humidité inadéquat. D'abord, s'assurer d'une ventilation adaptée dans les pièces à tendance plus problématiques telles que la cuisine et la salle de bains. Ensuite, une isolation appropriée peut éviter la condensation à l'intérieur des murs et aussi certaines surfaces froides, aussi appelées pont thermique, pourrait entraîner de la moisissure éventuelle. De plus, un drainage efficace autour d'une propriété ainsi qu’une pente positive; qui éloigne les eaux du bâtiment, limite les accumulations d'eau et ainsi les possibilités d'infiltration. Somme toute, une vigilance accrue de la part des propriétaires est essentielle afin de détecter rapidement les signes d'humidité et d'intervenir en cas de besoin.

Il ne faut pas oublier que l'humidité est l'ennemi numéro un des bâtiments. Des propriétaires alertes ayant une bonne connaissance de leur résidence peuvent facilement détecter les premiers signes et agir en conséquence afin d'éviter d’aggraver une situation qui pourrait engendrer des coûts importants. N'hésitez pas à faire appel à des professionnels si la situation le nécessite. Être attentif aux signes et agir de manière préventive reste la meilleure stratégie.

Source : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/maison-saine/guide.html

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